Liminal French Podcast — Episode 75 Interview — ma belle-sœur est influenceuse Instagram Level B1 · 38:48 · 164 wpm https://liminalfrench.com/podcast/interview-ma-belle-soeur-est-influenceuse ———————————————————— [0:00] Bonjour tout le monde, bienvenue dans une nouvelle vidéo. Aujourd'hui, on se retrouve pour une nouvelle interview, entre guillemets. Comme d'habitude, le script sera disponible sur Patreon gratuitement, donc vous avez juste à créer un compte et vous pourrez accéder au script gratuitement. Et donc aujourd'hui, on est avec Marion, qui est ma belle-sœur, donc la sœur de Justine. – Bonjour, Marion.– Bonjour!– Alors, comme introduction, est-ce que tu peux te présenter?– Bien sûr. Alors je m'appelle Marion, j'ai 29 ans. [0:41] Je suis né en novembre. J'ai 29 ans et je suis créatrice de contenu. Quel style de contenu est-ce que tu crée? Je fais du contenu sur Instagram et TikTok, mais globalement beaucoup plus Instagram. Et je propose du contenu sur la mode. Donc je fais beaucoup de tenues, de looks, Outfit of the day, et aussi beaucoup d'histoires de la mode. parce que je trouve que c'est intéressant de ne pas que s'habiller et de toujours mettre un petit peu de contexte sur les choses que l'on porte. [1:23] Et ça, tu fais ça depuis longtemps? Je fais ça sérieusement depuis... deux ans. ... En fait, j'ai commencé à m'y mettre vraiment il y a deux ans et on va dire que j'en fait les fruits de mon travail depuis environ un an. Les fruits de ton travail, tu commences à un peu gagner ta vie avec ce que tu fais. C'est ça, c'est ça. Parce que du coup, avant, quand tu dis sérieusement, c'est qu'à un moment, tu t'es dit,"Maintenant, je fais ça hyper régulièrement, je mets beaucoup d'énergie là-dedans, pour espérer qu'à un moment, ça marche." [2:09] Voilà, exactement. Et là, depuis un an, ça marche. C'est ça. En fait, j'ai commencé à m'y mettre sérieusement, me disant que j'avais peut-être mes cartes à jouer dans la création de contenu, dans "/" influence. Et pour ça, j'ai fait quoi? J'ai fait une vidéo par jour pendant deux ans, minimum une vidéo par jour pendant deux ans, sur le sujet de la mode, et ça a pris à un an, il y a quelques mois, j'ai signé dans une agence. [2:43] et qui m'accompagne maintenant donc je pense qu'on peut vraiment dire que c'est à partir de là que ça a pris des proportions. parce que je suis accompagné, parce que j'ai des gens qui travaillent avec moi pour faire grandir ma carrière. Donc l'agence, c'est du style... Ils te cherchent des partenariats, des sponsors pour tes vidéos. C'est ça. En fait, on fait beaucoup de stratégies avec eux. Évidemment, ils sont là, c'est donnant donnant, c'est-à-dire qu'ils travaillent pour moi. [3:16] Enfin, ils ne travaillent pas pour moi, on travaille ensemble, mais... Ils ont tout intérêt entre guillemets à me faire gagner de l'argent s'ils veulent gagner de l'argent aussi parce qu'on marche par commission sur contrat comme à peu près toutes les agences je crois. Et du coup, c'est vrai que c'est beaucoup beaucoup plus agréable parce que quand on est indépendant, comme à peu près tous les créateurs de contenu, c'est des métiers où on se retrouve assez vite seul. [3:48] Moi, c'est pas quelque chose qui me dérange parce que j'aime beaucoup la solitude, mais je sais que ça peut être difficile pour beaucoup. Et surtout, le truc qui est encore plus agréable, c'est que tu es accompagné sur les choses que, en tant que créateur, tu n'as pas forcément envie de faire et/ou que tu ne sais pas faire du tout. Tout le travail commercial, de recherches, de contrats, de se vendre en fait constamment, alors que c'est pas du tout la base du métier, mais si tu n'es pas accompagné, il faut savoir le faire. [4:16] Et moi, j'apprends à le faire avec eux, j'apprends comment ça fonctionne, mais c'est quand même eux qui font tout ce travail de démarchage pour moi et ça c'est énorme. Oui, parce que typiquement il y a le truc de la première fois qu'on te propose un partenariat et qu'on te dit c'est quoi ton prix? Ah bah oui. Tu te dis? C'est-à-dire ? 10 000 euros ! Non mais c'est sûr c'est super difficile de jauger tes prix. Surtout que... [4:45] C'est quelque chose qu'on demande beaucoup aux influenceurs, leur tarif, ce qu'ils gagnent, etc. Et c'est pas beaucoup dit. Les gens n'ont pas forcément envie de dire parce que ça peut vite être des sommes astronomiques et aussi qui peuvent faire débattre. les gens n'ont pas du tout envie de se frotter à ce genre de débats, ce que je comprends totalement. Du coup c'est vrai qu'on ne s'est pas trop où se situer et en plus de ça il y a beaucoup beaucoup de facteurs à prendre en compte dans l'élaboration de son... [5:19] de ces prix, c'est que tu as évidemment tes followers, mais ce n'est pas du tout ce qui marche le plus, le contenu que tu vends. ton autorité, l'autorité que tu as sur ton sujet, ton taux d'engagement, ton nombre d'impression, etc. Il y a énormément de facteurs donc c'est vrai que seul c'est très difficile, c'est très très difficile. L'autorité sur un sujet, c'est est-ce que t'es ... j'ai pas le mot. J'allais dire une "street cred" (street credibility) sur le sujet. [5:56] En fait oui, c'est ça, c'est genre où on te situe sur ta niche, parce que tous les créateurs ont une niche, donc que ce soit la food, la mode, la technologie, j'en sais rien, et quel est ton niveau d'autorité là-dessus? C'est à quel point tu es le boss sur ce sujet, sur les réseaux quoi?– Considérer le légitime par tout le monde.– Voilà, exactement. Par exemple, je pense qu'en France... Ça serait Léna Situation, l'autorité dans la mode. [6:25] Et sur le lifestyle et l'autorité sur la création de contenu globalement. Mais voilà, comment on peut se juger. Et aussi, tu peux avoir beaucoup, beaucoup moins d'abonnés qu'elle, par exemple, mais avoir une autorité très, très forte et avoir, comment dire, une voix qui porte plus parce que la tienne est encore plus niche, encore plus précise qu'elle, par exemple, par exemple. Oui, ça a plus de valeur pour certaines marques. - Oui voilà. - D'avoir une niche bien précise. [6:55] - C'est ça, ça peut vraiment aider. Et aussi, comme tu dis, de légitimiser parce que... Parce que par exemple là, en ce qui concerne la mode, on est beaucoup, beaucoup, beaucoup de créateurs à faire de la mode. Je pense que c'est vraiment la niche, peut-être numéro 2 après le lifestyle. Parce qu'en fait, elle peut se lier à toutes les niches, je veux dire, tout le monde s'habille. Et au final, qui, dans les créateurs fashion, parle de mode? [7:23] Il n'y en a pas tant. Il y a beaucoup de gens qui parlent de vêtements, donc c'est aussi plein de niches, plein de niveaux d'autorité, entre guillemets, selon ce que la marque recherche. T'en as qui vont être extrêmement bons pour s'habiller et habiller les autres, et ça, c'est une vraie compétence, et t'en as d'autres qui vont être beaucoup plus à l'aise à parler d'histoire de la mode, par exemple, et là, ils auront des opportunités différentes. Parce que t'as dit, créateur de fashion, mais qui ne parle pas de mode, parce que la mode, c'est vraiment histoire de la mode. [7:54] Et... Et "Fashion" c'est plus vraiment juste l'aspect esthétique? Oui je pense qu'en fait, moi j'aime bien faire la différence entre les deux, parce que justement... Je pense qu'on a beaucoup plus d'influenceurs vêtements. Je dis ça sans négativité, aucune parce que moi, j'en fais partie. Et à mon sens, on confond quand même beaucoup la mode et les vêtements, parce que même si dans la mode, il y a des vêtements, c'est pour moi beaucoup plus sur l'histoire, sur la sociologie, sur tout ce que ça explique. [8:37] de nous en tant que société et en tant qu'humain et les vêtements sont les vêtements. Les vêtements, ça peut être parler d'achats, parler de ce qu'il y a dans cette boutique actuellement, parler des tendances et je trouve qu'au aujourd'hui dans l'influence fashion on a beaucoup plus de ça que de gens. Je pense qu'on a beaucoup plus de gens qui adorent s'habiller, qui adorent et qui sont extrêmement bons pour ça et qui sont hyper influents parce qu'ils sont créateurs de tendance. [9:07] Et à côté, on a aussi des gens qui n'aiment pas forcément s'habiller ou alors qui vont s'habiller très, très sobre et qui ne vont pas forcément mettre beaucoup, beaucoup d'énergie là-dedans, mais par contre, qui sont absolument passionnés par, je ne sais pas, la mode du 17e, qui vont t'expliquer pourquoi elle a complètement impacté, je ne sais pas, le mois de janvier 2025 et c'est deux sujets complètement différents. Mais je pense que de toute façon, les vêtements se vendent. [9:37] Et la mode, enfin les vêtements se vendent très bien sur Instagram. Et la mode c'est un sujet entre guillemets plus intellectuel qui est difficile à vendre entre guillemets. Oui, c'est les vêtements, une marque... Elle sait que si elle a plus de vues sur Instagram, elle va vendre plus de vêtements Voilà, c'est ça, c'est exactement ça. Alors que la mode, comme tu l'expliques, c'est plus du journalisme. Exact, ouais, je pense que c'est ça. Et si on prend les codes un peu actuels réseaux sociaux, c'est plus du storytelling. [10:09] Oui, absolument, ouais, c'est ça. Donc, c'est vrai qu'il n'y a pas de bien ou de mal dans aucun des deux, c'est juste deux choses différentes. Et c'est vrai que, du coup, quand on parle d'influenceurs fashion, je trouve ça dommage parce que je suis sûre qu'en plus de ça, la plupart sont intéressés, et s'y connaissent grave. Et c'est juste que ce n'est pas leur typologie de contenu. Et je trouve ça, je trouve ça... Dommage non, mais je pense que ça pourrait beaucoup le rapporter. [10:38] Oui. Si je prends un point de vue un peu boomer, si on me dit influenceur fashion, tu peux avoir l'image un peu de, tu as des cadeaux t'as un sac Longchamps Louis Vuitton, etc. Exact. C'est ça. Enfin, c'est exactement ça. Et c'est très bien. Enfin, c'est très bien. Encore une fois, ça se discute. Oui. Mais bien sûr, tout le monde a envie de recevoir ce genre de cadeaux. Mais ce que tu dis, c'est qu'au-delà de ça, il y a aussi un contenu plus axé. [11:11] Bah consommation? Ah oui, non, pardon, sur oui. sur l'autre histoire, sociologie ... Bah je pense qu'il y a un vrai truc, entre guillemets, plus... Bah en fait, c'est intellectuel tout simplement, c'est juste envie d'apprendre des choses. Et les vêtements, enfin, tu apprends et tu portes, donc c'est pas du tout la même chose, mais... Oui, et puis c'est... Tu prends du recul par rapport aux trucs en mode"pourquoi ça, c'est iconique". Oui, voilà, c'est ça. Alors qu'à un moment T, tout le monde veut ce sac ou ce truc... [11:38] C'est ça, exactement. Donc c'est intéressant, c'est deux choses différentes mais les deux sont bien. Et toi, ça vient de d'où, cette passion de la mode? Franchement, je ne pourrais pas te dire précisément, parce que c'est là depuis très souvent. très souvent depuis depuis très longtemps et c'est marrant que tu dises ça parce que des fois j'ai l'impression de vachement décrocher et de pas réussir à suivre toutes les informations, etc. Et des fois, je me demande même si... [12:18] C'est pas euh... pas de la performance de ma part mais d'être à ce point obsédé, je me demande si des fois j'aime vraiment. Et c'est vrai que la dernière fois, je regardais mes anciennes photos de mon portable, mais il y a de 2014-2015, donc c'était il y a plus de 10 ans, et je retrouvais déjà des screens de trucs Instagram, mais genre de défilés et de trucs de machin. Donc je me disais bon oui, non, parce que des fois je me pose vraiment la question de si j'aime ou pas parce qu'il y a des choses qui m'exaspèrent dans ce monde, dans ce milieu, je pense que c'est à peu près comme [12:57] sur tous les, tous les sujets. Mais en fait, ça fait vraiment longtemps que ça me tient quand même. Et je pense... Je pense que j'ai toujours aimé m'habiller, j'ai toujours pris beaucoup de plaisir à m'habiller étant au lycée, à m'exprimer comme ça. Et je pense que le moment où j'ai vraiment commencé à me documenter sérieusement, Sur ce sujet, je dirais... tout début vingtaine. tout début de la vingtaine. Donc à partir de vingt ans, vraiment je me suis dit bon c'est au-delà de l'habillement là, ça m'intéresse vraiment, je vais acheter des livres, je vais aller voir plus d'exposition etc. [13:43] Ok, donc ça, t'as commencé à le faire par passion, entre guillemets. Ouais, c'est ça. Et est-ce qu'il y a eu un moment où quand tu t'es dit, là, je veux que ça devienne pro Est-ce que justement t'as commencé à en parler, Est-ce que des fois tu as un peu le décalage entre « c'est ce que j'aime vraiment » ou est-ce que je fais ça par trucs professionnels de me dire que ça va marcher? Euh... Je parle peu de choses qui ne m'intéressent pas. [14:14] Vu qu'en soi, j'ai toujours la main sur mon contenu, c'est moi qui décide de... Enfin, en fait, comme je suis la seule décisionnaire du contenu que je crée, je ne vais pas m'embêter à faire des choses qui ne me plaisent pas du tout. Parce que quand même, les vidéos où je parle de mode, c'est quand même beaucoup de travail. de la recherche, même si c'est des vidéos qui ne font pas plus de trois minutes, j'ai quand même envie d'être le plus juste possible dans ce que je dis. [14:38] Et non, globalement, je ne fais que des choses qui me plaisent. Je ne parle que de choses qui me plaisent. Et je me rends compte que je n'arrive surtout pas à faire des choses qui ne me plaisent pas. J'ai encore aujourd'hui la chance de faire précisément ce que je veux, donc j'espère que ça continuera comme ça, mais là pour le moment... En fait, limite les trucs que j'aime pas faire. Franchement, il n'y en a vraiment pas beaucoup. [15:09] Et c'est des trucs que j'aime moins faire, c'est... Oui, c'est pas pénible. Voilà, parce que je sais que ça va avoir soit ça va être cool pour les gens et c'est ce qu'ils veulent voir et moi, ça me plaît moins. Mais bon, c'est donnant, donnant, quoi. Soit, c'est des trucs qui peuvent me rapporter, entre guillemets, du monde. Mais encore, enfin, je me force pas non plus, quoi. C'est juste que ce n'est pas dans mon top 5 création, quoi. [15:39] Je suis trop contente de faire ça. Donc sinon, il n'y a pas grand-chose que j'aime pas faire. Franchement non Et est-ce que tu as un peu ce truc aussi de, des fois, tu fais un truc, tu mets beaucoup d'énergie dans quelque chose, tu le publie, ça marche pas trop et derrière tu fais un truc un peu con, un peu rapide comme ça. Et là, ça fait plein de stats et tu te dis, ouais, bon, la morale. [16:08] La morale de l'histoire! Alors, en fait, maintenant, j'ai quand même une bonne base d'abonnés donc, j'ai moins ce stress parce que je sais que, entre guillemets, même si l'algorithme est changeant. Je sais qu'il y a des gens qui veulent... qui vont chercher mon contenu, qui vont vouloir le voir aujourd'hui. Donc ça, ça va, je sais qu'il y aura toujours une petite base de gens qui vont regarder et qui prendront plaisir à regarder, mais c'est vrai que... [16:38] c'est démoralisant. Vraiment. C'est... Ouais, c'est difficile. En fait, le truc, c'est vraiment de ne pas sacraliser son contenu. C'est vraiment le meilleur conseil. Et puis, je trouve accepter la part d'aléatoire dans l'algorithme. Ouais, mais ça, c'est dur. Ouais. C'est dur parce qu'en fait, tu fournis toujours le même effort. Ouais. Et l'algorithme, enfin... En fait, c'est vraiment difficile. Ça peut vraiment être difficile à gérer. Moi je sais que j'ai eu des moments, j'avais eu un bug. quand on était venus là. [17:18] Et ça, c'était vraiment terrible. C'est que j'utilisais la musique d'un artiste précis sur Instagram, sur à peu près tous mes réels. Parce que c'était vraiment ambiance... C'était vraiment de la musique d'ambiance de fond et tout, très mimie, très mignonne. Et je pense que ce gars... a eu un problème de contrat. Un problème avec sa maison de disque. Et tout son contenu a été supprimé des plateformes, ce qui fait qu'on va dire franchement, les 90% de mes vidéos ont été mutées. [17:53] Et t'avais fait le montage sur CapCut ou sur Instagram? Sur Instagram. Enfin, sur, tu sais, Edit. En fait, moi, je monte mes vidéos sur mon ordi. Et après, je les passe donc sur l'application Edit. Et je mets les sous-titres sur Edit et là, je rajoutais la musique. Ah ouais, donc c'est vraiment la faute d'Instagram. Bien sûr. Parce qu'eux, ils avaient, enfin... - Oui, ils avaient, oui. ils avaient l'audio et la musique. Absolument. Et c'est leur catalogue musical qui a... [18:22] Absolument. Ah ouais. Mais je l'ai cherché après, il était plus sur aucune plateforme. Ah ouais. Donc je pense qu'il a vraiment eu un problème de contrat. Ou alors, il n'a pas renouvelé, ou j'en sais rien. Il s'est embrouillé avec son agence. C'est possible. Et du coup, ça a été un coup dur parce que là où... Où tu... En fait... Mais après, c'est une erreur à ne pas reproduire déjà. Ne pas choisir toujours le même artiste. Ne pas choisir toujours le même artiste. [18:50] Ou alors mettre la musique directement sur son logiciel de montage. Et ne pas rajouter la musique sur Insta, ou alors anecdotiquement. Mais ça, c'est pareil, le bot il aurait retrouvé, non? Non, je pense pas. Mais là, il y avait un vrai faux pas de la part d'Instagram, parce que comme tu dis, normalement, la piste de ma voix, du coup ils doivent tout compresser pour faire qu'une piste son, mais ça veut dire qu'ils ont quand même reconnu dans le... [19:17] compressage? qu'il y avait sa musique à lui, tu vois ce que je veux dire. - C'était le noter"utilise la musique". - C'est ça. Donc là, je me suis retrouvée en fait du jour au lendemain à avoir plus aucune de mes vidéos avec du son, donc ma voix avait été coupée. vu qu'il y avait la musique qui n'était plus disponible. Et c'était dur parce que là, c'était quelque chose dont je pouvais rien, absolument rien. Et en fait, j'avais la sensation qu'évidemment tout n'était pas rien, parce que mon compte Instagram était là, j'étais pas banni ou quoi que ce soit, mais en fait, tout mon catalogue de contenu était [19:56] sans son. Et c'était... Surtout que les gens, quand ils te découvrent, En général, après l'algorithme, ils reproposent un peu des anciens contenus pour voir est-ce que tu... Exactement, c'est ça. Parce que là où en fait, on va avoir donc un an et demi de vidéos tous les jours. de moi qui euh... Enfin, de vidéos qui tournent, en fait, un an et demi de vidéos qui continuent de faire leur petit chemin, du jour au lendemain, il y en avait quoi? [20:24] Dix! Dix qui avaient été épargnés parce que j'avais oublié de mettre de la musique ! Donc voilà, c'était dur, c'était dur et bon, rien de grave, absolument rien de grave, mais très, très, très démoralisant parce qu'en fait, c'était tout mon travail, c'était absolument tout mon travail. Ouais, tu perds tout d'un coup et tu te sens impuissante parce que sur le coup, t'as la phase énervement en mode"Je vais écrire Instagram"! J'étais dans un état, bah vous étiez là, c'était waouh! [20:59] Ah mais j'étais inconsolable! inconsolable. Et après, j'ai eu... Je me suis dit, mais attends, ça veut dire que tous mes contenus là, c'est aussi un an et demi de travail gratos. Je peux tout reposter. Ah beh oui Parce que ça a été ça, la stratégie, après, on a vu avec mon agence, c'était là où du coup, j'avais des contenus qui étaient viraux. - Ouais. Bah ils m'ont dit, bah c'est quoi, tu les repostes Donc en fait, ils ont eu une deuxième vie. [21:27] Mais en fait, c'était aussi dur parce que du coup, il a refalu se faire une... Une petite... Un planning, mais surtout il a bien refallu relancer la machine, il a fallu que je repose pendant... 15-20 jours pour qu'Insta comprenne que mon contenu était valuable parce qu'en fait il proposait mon autre contenu mais personne ne pouvait interagir parce que c'était mute. Donc en fait tout le monde swipait dès qu'ils me voyaient beh son compte est nul. alors que du coup il a fallu refaire tout ça. [22:04] Et franchement je ne m'en suis pas trop mal sorti parce que ça aurait pu juste... shutdown, et puis heureusement quelques mois après. Il est revenu sur les plateformes. Ah, l'artiste! Donc là, tout est rebon. Là, tout est rebon. Du coup, maintenant, j'ai des doublons partout. Ah ouais, il y a dû y avoir un truc de distribution. Oui, c'est sûr. Mais maintenant, du coup, je ferai plus la même erreur. Maintenant, mon son, j'ai téléchargé une musique libre de droit sur YouTube et je la fous dans mon montage. [22:37] Oui, parce qu'en plus c'est vraiment le truc de fond, c'est pas... Mais c'est ça, et surtout que tout le monde me disait"mais pourquoi tu mets une musique déjà?" ça fait partie de la vibe! Donc ça c'était dur. Donc un peu stressant. Du coup, tu es très dépendante aux statistiques. Absolument. Et si du jour au lendemain, Instagram, il y a un truc qui fait que... tout disparait, ou tout ne fonctionne plus, ou rien ne fonctionne plus plutôt. [23:12] Là, c'est stressant. C'est stressant, mais encore une fois, j'ai de la chance aujourd'hui. j'ai quand même beaucoup d'abonnés donc c'est évidemment stressant mais je suis pas à un moment entre deux c'est à dire que j'ai quand même du monde qui veut voir mes contenus même si évidemment dans le nombre d'abonnés il y en a pas autant qui consomme mais je veux dire J'ai pas, enfin, évidemment, j'ai pas du tout envie de tout perdre. Mais je pourrais, tu sais, faire une nouvelle éra, faire genre je supprime tout mon contenu et genre"New Arc, nouvel Arc". [23:50] Non, oui, t'as une audience fidèle. Voilà, c'est ça. Ça fait un peu secte, mais c'est… Non, non, mais c'est ça des gens qui aiment, et du coup, qui, si du jour au lendemain, il n'y a plus rien, ils se demandent « Ah ben, c'est ce qui se passe, tu vois ». Et genre, j'ai aussi, quand j'ai eu ce bug là, bah la chance d'avoir, en fait, Dans tous les cas, je continue à publier mon contenu, du contenu. [24:09] Donc, en fait, les gens regardaient. Donc, quoi qu'il arrive, il y avait de l'engagement, il y avait quelque chose qui se passait. C'est pas comme si, en fait, c'est pas comme si ça m'arrivait au premier six mois où j'avais galéré à avoir, enfin, tu vois, 10k (10 000 followers), où là, vraiment, tu comptes énormément sur tout le contenu que tu as produit pour t'aider à monter, quoi. C'est arrivé à un moment, c'était hyper désagréable. Mais je me suis dit, vaut mieux que ça m'arrive maintenant, que j'apprenne la leçon et que je ne refasse plus l'erreur. [24:46] après quoi, que ça fin... Et encore, en fait, plus t'as du monde, moins ça a un impact, en soi. Mais c'était quand même... Une preuve qu'on fait si Instagram bug. - Bah c'est la merde quoi. - Ouais. - Clairement. - Et encore, maintenant je suis aussi accompagnée et j'ai pu discuter avec des gens qui m'ont aussi vachement fait relativiser parce que moi j'étais au plus bas. Quand c'est arrivé, j'étais, bon voilà, c'est fini! Et mon agent se m'en dit, ben... [25:17] Bon, la prochaine fois, juste publie, met la musique dans ton montage, quoi. Ils n'étaient pas du tout inquiets, ils se sont dit, oui, bon, voilà, ça arrive. Parce que maintenant, enfin... le pire, enfin, je sais pas... Le pire pour des influenceurs qui ont une très grosse communauté, très populaire, c'est d'être cancel. Ah ouais, je pense, bah ouais. Parce que là, le plus important, c'est ton image, entre guillemets. Et du coup, si il y a un problème d'algorithme de quoi, ton image, Elle reste la même Oui, c'est vrai, c'est vrai. [25:54] Mais s'il y a un truc qui... On le voit de temps en temps, mais il y a beaucoup de dramas et les gens qui sont très exposés, finalement, dès qu'ils font un faux pas. Ça peut être problématique. Aussi, c'est problématique, mais tout est très vite jugé, trop problématique. C'est-à-dire que là où on ne jugerait pas un ami de la même façon, parce qu'on sait tout ce qu'on est humain et qu'on fait tous des erreurs, sauf que le problème, c'est que l'ami en question, il n'a pas un million de personnes qui l'écoutent tous les jours. [26:33] C'est ça. Et je trouve l'exemple typique. C'est récemment Timothée Chalamet, là, qui a parlé de l'opéra et tout.– Et en fait, je me dis, ce qu'il a dit, c'est nul. Oui. Mais en fait, tout le monde dit des conneries comme ça à un moment ou à un autre. Absolument, oui. Et ce n'est pas trop grave, tu vois. Non. Et je me dis, en fait, les gens qui sont dans cette position, Ils ne font que parler, ils sont méga exposés, ils sont très exposés. [26:57] Et en fait, dès que je dis un peu une bêtise, une connerie, là, ça peut partir en... C'est clair, mais c'est surtout qu'encore une fois, évidemment, c'est nul, ce qu'il a dit. C'est pas réfléchi. Surtout que j'ai vu que c'était pas du tout la première fois qu'il disait ça. Il y a plein d'interviews. Je crois qu'il y a trois, quatre interviews où il ressent la même phrase. Il y a cinq, six ans, et tout. Donc c'est vraiment quelque chose qu'il pense, quoi. [27:26] Mais oui ça arrive Je veux dire, on a tous des takes un petit peu... Bah, pas forcément bête, mais après il a le droit de le penser. Enfin, je veux dire, voilà, c'est con de sa part d'avoir dit ça, surtout au moment où il l'a dit, mais il a le droit de le penser. Mais c'est juste que... - Je sais plus ce que je voulais dire. - Tu as un emballement après. - Oui, c'est ça. Mais ça a été une boule de neige, mais ça a été horrible pour ... [27:47] enfn - Oui, je pense que... - Oui. Mais ça, ça va lui le suivre toute sa vie. Ouais, après les Oscars, c'est pas un peu retombé. je pense que parce que je crois qu'il a fait une donation ou un truc comme ça ouais non mais c'est de bonne guerre mais je veux dire ouais c'est oui c'est c'est un peu terrible mais c'est vrai qu'on ne juge pas du tout les gens de la de la même façon et aussi on... [28:16] On demande à ces gens d'être irréprochables mais ce n'est pas possible et aussi on leur demande d'avoir des takes. un peu avoir des takes sur la vie et ensuite on leur demande de plus être assez authentique. On leur dit de plus être authentique et ça c'est un peu le problème c'est-à-dire que tu peux pas être authentique. Tu peux pas être authentique, c'est pas possible parce qu'en fait tu t'exposes trop. Et des fois tu dis de la merde et donc les takes, c'est une expression un peu slang mais c'est les avis. [28:47] Tu peux avoir des avis un peu merdiques Sauf que si tu le dis et qu'il y a un million de personnes qui... - Bah, c'est ça. -... qui voient. Ça commence à te critiquer et il y a le moment où ça devient cool de te critiquer. Ouais, c'est clair, exactement. Je pense qu'il y avait un moment où c'était cool de dire"Timoté Chalamet dit de la merde" sur l'opéra. Bah c'est ça, ouais, carrément. C'est clair, donc c'est vraiment dur pour les gens. [29:11] Enfin, ça va, mais c'est difficile de s'exprimer correctement. Parce que c'est pareil, tu vois, en France, le plus gros youtuber, enfin, le deuxième, c'est Squeezie. Et des fois, les gens lui reprochent d'être trop lisse. Ah oui, oui, oui. Mais t'es en mode, en fait, dès qu'il dit quelque chose d'un peu de pas trop lisse, en fait, il y a beaucoup de monde qui vont lui tomber dessus. Mais même quand il dit rien? Ouais, même quand il dit rien. [29:38] En fait. Mais par exemple, à un moment, il avait fait, il n'avait pas été lisse, il avait dit pour l'élection présidentielle en France, il avait dit... Non, je crois que c'était pour l'Assemblée nationale, non? l'Assemblée nationale des... Pour une élection, il avait dit en gros... En gros, il avait dit, il ne votait pas pour l'extrême droite. Et là, énormément de gens, parce que malheureusement, ça c'est mon avis, mais l'extrême droite a pas mal de votes en ce moment en France. [30:07] Et lui il est suivi par la moitié de la France. Donc forcément, ça a créé un drama. - Bah c'est ça, mais le truc c'est que... Enfin, déjà, moi ce qui me choque dans cette histoire, c'est qui a cru que Squeezie était d'extrême droite? Ouais. De base? Oui. Parce que d'un côté, ça arrange plein de gens qui soient lisses, parce que moi, je comprends vraiment la discussion sur le... On a envie de pur divertissement, on n'a pas forcément envie de savoir que notre créateur préféré est très politisé, etc. [30:40] Mais le truc, c'est que moi, si j'apprends que mon créateur préféré, il est d'extrême droite, par exemple, ça ne peut plus être mon créateur préféré, donc je préfère le savoir. Oui, oui, oui. C'est un débat, c'est vraiment un débat. Non, non, mais c'est... Et puis même pour lui, enfin, je veux dire, si t'es pas lisse avec la notoriète qu'il a, tu arrêtes de vivre. Mais tu peux pas, c'est clair. Moi, j'avais justement une fille avec qui je discutais, parce qu'il y a le gros débat de est-ce qu'on doit s'exprimer politiquement, etc. [31:14] Moi, je pense que... Oui, quand même, en fait, ça dépend de ton audience, mais je pense qu'il y a un minimum à faire, je pense. ça c'est mon avis mais en fait le truc c'est que déjà encore une fois ça dépend de ta typologie de contenu tu peux insister ou non mais dans tous les cas il y a un truc que les gens oublient c'est ta sécurité moi c'est un truc enfin je veux dire je parle vraiment peu de politique même si je pense ce que mon contenu, il est quand même... [31:42] très politisé en soi, en lui-même. et j'en parle quand c'est nécessaire. Mais en fait, on me menace, quoi. Et moi, c'est rien comparé à d'autres. Donc, je ne peux pas... Enfin, moi, je n'ai personne, tu vois, autour de moi. Moi, j'ai juste mon mari qui ne ferait pas grand chose. Ouais, c'est ouste, là! - Arrêtez! - C'est bon! Et ça, genre, quand tu s'apprends des proportions comme Squeezie, Et même t'as déjà des stades de célébrités avant Squeezie qui sont déjà énormes, bah en fait t'as peur pour ta vie. [32:25] Oui, et puis c'est, enfin après tu tombes dans la pure... « agressivité », un moment par exemple. À un moment, Lena Situation ... on lui reprochait de ne pas faire de post pour la Palestine, ce qui s'entend, mais du coup, là, il y avait quand même aussi une vague un peu agressive de... - Bah c'était du harcèlement. - En gros, tout ce qu'on peut imaginer en mode"tu t'en fous des Palestiniens", etc. Et j'imagine que le moment où elle a fait quelque chose, là, il y a une autre vague qui est venue en disant"t'es antisémite", etc. [33:00] Donc en fait, il n'y a pas de... Il faut vraiment faire... C'est terrible, mais prendre le risque de faire comme toi, tu l'entends. Tu ne pourras jamais satisfaire les gens. Lena Situation, je ne sais pas combien elle a d'abonnés, mais il y a 5 millions de personnes qui la suivent et je pense que c'est plus. Mais sur Insta, on va dire. En fait, tu ne peux pas satisfaire 5 millions de personnes, c'est pas possible. C'est pas du tout possible. [33:24] Parce que dans ce lot, tu as des gens qui vont penser à droite, les autres qui vont penser à gauche et tu as des gens qui vont dire"Oui mais non, ni penser à gauche, ni penser à droite, donc en fait, on fait comment?" Donc tu ne peux pas, c'est pas possible. – C'est pas possible. Donc en fait, elle a le droit de faire comme elle veut, en fait, je pense.– Oui, et je pense que du coup, ils se disent qu'il vaut mieux être plus lisse que ce qu'on est pour éviter de créer des problèmes. [33:50] Parce que, enfin, une personnalité comme ça dit... juste une idée qui lui passe par la tête, en mode tu prends le train, enfin je pense que ça nous est tous arrivés, tu prends le train, il y a un problème de train et tu fais "ah putain, ils font chier la SNCF!" Oui paf voilà Mais non, c'est ça! Alors que c'est une réaction totalement normale. Mais moi, à mon petit niveau, ça m'arrive tout le temps. C'est pour ça que je partage pas tant des stories, je n'en fais pas souvent. [34:20] Un jour, je parle de mes chips préférées, ok? Les vicos, les vicos,"naan fromage". Je dis genre... Ah, je vois le truc! Et moi, avec toute ma sympathie, je dis... C'est mes chips préférés, elles sont trop bonnes, c'est dingue le goût et tout! - Je peux deviner. - Appropriation culturelle. - Non, non, pas même pas! Par chance, par chance! Euh, non, c'est en mode"Et allez, la malbouffe, c'est bien ça quand on a des abonnés !" J'ai pensé"Mais qui mange pas de chips ici au juste, genre stop l'hypocrisie" tout le monde mange des chips! [34:57] Genre c'est ça! - Les carottes crues ! - Ah ouais! Oh, j'aime beaucoup trop ça! Non mais c'est vrai, et ça c'est pour tout! C'est pour tout, tout, tout! T'en as toujours quelqu'un qui sait mieux! Alors qu'en plus moi je te parle d'un goût tu vois. - Il y aura toujours. - Il y a dix mille problématiques qui existent. Et encore une fois, on ne donne pas tous la même valeur à chaque problématique sur des trucs basiques comme ça. [35:31] Évidemment, je ne te parle pas de guerre, etc. - Mais c'est normal, parce que tu ne peux pas faire tous les combats. - Oui, bien sûr. Et puis encore une fois, on parlait de chips. - Oui. j'étais en mode, c'est bon, enfin dit que t'as aucun plaisir dans la vie quoi, excuse-moi. Donc c'est compliqué, on peut pas, enfin je pense quand t'arrives à un certain stade, tu peux plus. - Ouais, faut prendre du recul et... Et je pense que de toute façon, avoir un peu ce truc de... [36:05] savoir communiquer quoi. Oui, c'est ça. T'es plus juste une personne qui partage un peu sa vie. - Plus une entreprise. - Oui, c'est ça. Mais c'est vrai que c'est difficile, parce que selon ta niche, parce que moi par exemple, ma niche, elle n'implique pas beaucoup de ma vie privée. Donc moi, je pense que j'ai un discours qui est cohérent avec moi-même, ce que je prône, etc., mais je ne partage pas beaucoup de ma vie privée. Je m'habille, quoi. [36:35] Et c'est que moi, dont je fais référence. Mais des gens, par exemple, comme Léna Situation qui font du lifestyle, En fait, ton contenu, c'est ta vie. Donc évidemment, elle nous montre toujours ce qu'elle veut bien nous montrer. Mais pour plein d'autres gens, ton contenu, c'est ta vie. Donc c'est pour ces gens-là que c'est plus difficile de pas être authentique. Parce que c'est leur fonds de commerce. - Donc, oui, c'est... - Oui, ça doit devenir un peu... [37:06] doit être un peu dans une paranoïa en mode tu filmes ta vie mais en même temps tu dis... Est-ce que ça va pas créer des problèmes? Je pense que si, enfin, je pense que... que ça, ça, ça a ses limites. Ouais. Enfin en fait après ça devient, ça peut devenir de la téléréalité quoi. Ouais, oui c'est ça. C'est juste ça, c'est juste le format qui change. Mais ouai Ok. - Tu vois, ça fait 37 minutes. - Ouais. [37:37] Je l'ai vu là quand on a commencé à, je sais pas quel moment, à parler drama il y a eu un moment, il y a eu un switch dans la conv' (conversation). J'étais en mode "fais gaffe à ce que tu dis, c'est pas le moment de se foirer." Ok, écoute très bien. Ouais je pense qu'on va arrêter là, ça fait 38 minutes, au pire on pourra refaire une... - Partie 2. - Oui. Partie 2, les hot takes. [38:08] - Les hot takes, très bien. - Tu trouves pas que... Enfin bon. – Vas-y, je t'en prie.– J'allais faire l'outro Vas-y, vas-y, j'allais dire parfait, donc vas-y. Merci d'avoir regardé jusqu'au bout, c'était un peu plus long que d'habitude. Si ça vous plaît ce genre d'échange, n'hésitez pas à... laisser un like et un commentaire, vous aurez l'Instagram de Marion dans la description. si vous voulez aller suivre, c'est du contenu natif, donc c'est peut-être un peu difficile à comprendre, mais si vous aimez la mode, ça peut être parfait. [38:44] Merci tout le monde et à la prochaine! Salut!