Liminal French Podcast — Episode 74 On l'a fait ! Level A2 · 19:35 · 145 wpm https://liminalfrench.com/podcast/on-l-a-fait ———————————————————— [0:00] Bonjour tout le monde, bienvenue dans un nouveau podcast. Alors c'est... un nouveau setup enfin c'est un setup que j'ai déjà essayé d'utiliser avec ma caméra mais j'avais un peu du mal à faire les bons réglages et donc là j'espère que la qualité sera meilleure. avec cette caméra et avec ce micro. Aujourd'hui, je voulais vous parler du marathon puisque ce week-end, j'ai couru mon premier marathon. C'était le marathon de la ville de Biarritz, c'est une ville juste à côté de chez moi, dans le sud-ouest de la France et du coup, dimanche matin, on a couru le marathon, le départ était à 7 heures le matin et on a fini le marathon. [0:53] Je dis "on" parce que j'ai couru le marathon avec ma femme, mon frère et mon beau frère. Donc, on était quatre, on s'était entraînés, ça faisait plusieurs mois qu'on s'entraînait régulièrement, qu'on courait trois, quatre fois par semaine et à la fin, on en avait un peu marre, on était un peu fatigué de l'entraînement et du coup, on avait hâte de faire ce marathon. on n'avait pas spécialement d'objectifs de temps, mais on voulait seulement finir le marathon, mais finalement on a quand même couru assez lentement, donc un marathon, c'est 42 km. [1:34] Et l'objectif qu'on s'était un peu fixé, mais ce n'était pas du tout un objectif officiel, mais c'était de faire 4h30 minutes pour finir le marathon. En fait, personnellement, j'espérais finir le marathon entre 4h30 et 5h. il y a le voisin juste au-dessus qui fait des travaux, j'espère que vous ne l'entendez pas. Du coup l'objectif c'était un peu de faire entre 4h30 et 5h si possible avec l'objectif de faire 4h30 si possible. Finalement, on a fait 5h20, 5h30, quasiment. [2:20] Donc, on a fait beaucoup plus que l'estimation qu'on avait, tout simplement parce que c'était super dur. Je vais vous montrer un peu la page du marathon, je vais partager mon écran, mais ça du coup c'est le site officiel du marathon de Biarritz, marathon international, je ne sais pas pourquoi international, mais comme c'est juste à côté de l'Espagne, il y a aussi des coureurs espagnols, et donc ça c'était le parcours du marathon. En fait, pourquoi c'était difficile, tout simplement parce que là vous avez ce qu'on appelle le dénivelé, c'est-à-dire les variations d'altitude. [3:01] En fait, là, vous voyez, c'est difficile parce qu'on descend. on remonte, on descend, on remonte, on descend, on remonte, on descend, on remonte, etc., etc. Et en fait, il y avait énormément de dénivelé, donc il y avait beaucoup de variations d'altitude Et du coup, c'était vraiment fatiguant parce que... À chaque fois on devait monter, au début on se disait le plus difficile c'est la montée, mais en fait au bout d'un moment on s'est rendu compte que le plus difficile c'était aussi la descente, parce que ça tapait sur les jambes, ça faisait vraiment mal aux jambes, et au bout de 30 km là ça commençait à devenir une torture. [3:45] Le pire c'était peut-être ici là, là on arrivait au kilomètre 28 et on a dû faire cette montée qui était interminable et ensuite on a reçu toute cette descente et là ça faisait vraiment vraiment mal aux jambes. Donc c'est un peu pour ça qu'on a... on n'a pas réussi à faire un très bon temps. Techniquement c'est un mauvais temps mais il y avait beaucoup de dénivelé donc c'est déjà une bonne chose d'avoir pu terminer ce marathon. [4:21] idealement pour faire un bon chrono pour faire un bon temps il faut le faire sur un marathon assez plat et d'ailleurs ce marathon de biaritz il n'est pas vraiment populaire auprès des des spécialistes ou enfin des professionnels, enfin je ne sais pas comment dire, mais auprès des personnes qui essaient de faire un bon temps, tout simplement parce que c'est difficile. Mais par contre, c'était vraiment magnifique, les paysages étaient vraiment magnifiques et ont passé dans des petits villages, des petites villes typiques du pays Basque, donc typiques de cette région du sud-ouest de la France. [5:00] Et après, je vous ai enlevé l'écran, mais ici, après, on courait le long de la mer. Donc, c'était vraiment hyper agréable de courir ici. Mais voilà. pendant la préparation, on avait déjà couru 30 km. Notre sortie la plus longue c'était 30 km et ça allait, mais disons qu'en fait, l'entraînement le faisait sur du plat. On ne faisait pas 30 km de montée et descente et du coup, on ne s'est pas vraiment rendu compte, je pense, de la difficulté supplémentaire que ça représente. [5:37] Donc quand on courait 30 km, bon, à la fin, on était fatigué, mais on se disait, bon, c'est faisable, ce n'est pas… je peux continuer à courir, ce n'est pas super agréable, mais c'est faisable. Alors que là, il y a eu plusieurs moments où, en fait, on marchait dans des montées à la fin après le 30e kilomètre, on marchait parce que c'était juste trop difficile. et ça faisait trop mal aux jambes. c'était plutôt une difficulté musculaire, je dirais, parce que au niveau du souffle, donc au niveau de la respiration, personnellement, mon cœur, j'ai une moyenne de... [6:16] 139 battements par minute, 139 BPM. quand on fait un effort, un très gros effort, on va plutôt dans les 160-170 donc ce 139 ça veut dire que finalement au niveau de mon coeur ce n'était pas trop difficile mais le problème c'était vraiment les jambes ou à la fin on avait vraiment super mal et donc voilà on a fini tous ensemble ce marathon donc on est on est plutôt fier et on a eu... petite médaille et donc là ce qui est bien avec la caméra c'est que le zoom s'adapte et donc voyez la médaille maraton international Biarritz avec la vague et avec le phare qui est un bâtiment [7:03] peu emblématique de la ville de Biarritz. Bon, c'est une médaille en argent, ça aurait été bien une petite médaille en or mais bon... ce n'est pas trop grave. Finalement, je pense que c'est un peu bateau, ce que je vais dire, c'est un peu... nian nian comme on dit mais la plus grosse fierté c'est d'avoir fini ce n'est pas temps d'avoir une médaille mais c'est plutôt de dire de pouvoir dire qu'on a on a fini un marathon. [7:33] Juste après la course, on était tous à dire plus jamais, je n'ai pas envie de refaire ça. Et pendant la course, je me rappelle qu'un moment je me disais, mais c'est l'enfer plus jamais je ne m'inscrit à ce genre de choses. Et là, on commence déjà à dire bon, ça serait bien de faire un marathon un peu plat pour faire un temps un peu meilleur, mais bon, on va voir. Je pense qu'on va plutôt recourir, on va commencer par refaire un peu des semi-marathons. [8:05] C'est plus agréable, disons, que la difficulté... Ce n'est pas, il n'y a pas vraiment beaucoup de souffrance. C'est un peu bizarre de dire comme ça, mais le marathon au bout d'un moment, on était vraiment usé physiquement. et on sentait que ça faisait vraiment mal à notre corps. Donc ce n'est pas quelque chose à faire à la légère, même si sur les réseaux sociaux on a l'impression que tout le monde fait un marathon, honnêtement, c'est une des choses les plus difficiles que j'ai faite dans ma vie, je pense, difficile physiquement, on va dire. [8:42] On a fait ça et... Moi j'ai couru avec ces chaussures. donc des Asics. Et vous voyez qu'en général, pour essayer d'amortir un peu les chocs, la semelle, donc cette partie de la chaussure, est assez épaisse. Il existe des semelles plus épaisse, peut-être que la prochaine fois, j'essaierai d'avoir des chaussures encore plus molles pour éviter que ça tape trop sur les jambes. La contrepartie, c'est que si vous avez des chaussures avec des très grosses semelles qui sont très molles, après, c'est plus difficile de courir vite. [9:17] Mais bon, moi, personnellement, c'est pas la vitesse qui m'intéresse, enfin, c'est intéressant de faire un bon temps, un bon chrono, mais si c'est plus confortable, ça ne me dérange pas de courir un peu plus lentement. Vous voyez là ces chaussures, je les ai eues à Noël. elles sont déjà super sales. Du coup depuis Noël sur Strava sur l'application Strava, j'ai couru je crois... 550 ou 600 km depuis le début de l'année, donc voilà, tous les mois j'ai couru... [9:57] J'ai couru à peu près 100, 150 kilomètres chaque mois. Donc 25. 30 km par semaine. Personnellement, je trouve que c'est beaucoup. Il y a sûrement des coureurs plus expérimentées qui courent plus, mais je n'avais jamais fait ce genre d'efforts physiques sur la course à pied, donc je suis assez content du résultat. Pour finir avec ces chaussures, je les avais aussi achetées parce que... y a écrit « Tokyo Collection ». Bon, c'est pas… c'est pas vraiment un argument de vente, mais j'ai trouvé ça sympa. [10:34] Et aussi parce qu'il y a des étés en promo, je crois que je les ai payés 100 euros, qui est quand même cher, mais pour des chaussures de running, maintenant, c'est… je crois que ça va facilement dans les 150-200 euros. Donc, c'est assez difficile de trouver des bonnes chaussures de très bonne qualité à un prix accessible. Enfin, c'est… c'est vite cher. Heureusement, ce sport, après, une fois que vous avez des chaussures et je dirais une montre, donc une montre pour mesurer votre poul, votre vitesse etc. [11:09] Donc ça, c'est une montre garmin typique. Hop, je ne sais pas si. Bon là, on ne voit pas grand chose, mais en gros, voilà. Là, vous voyez, il y a l'heure, il y a les calories, le rythme cardiaque, etc. Et ça, c'est vraiment très utile pour mesurer un peu votre progression. La course à pied, c'est quand même assez ennuyant comme sport. Mais quand vous voyez que vous commencez à progresser, c'est tout de suite beaucoup plus motivant. [11:38] Je pense que c'est pareil dans l'apprentissage des langues, c'est que parfois, c'est assez ennuyant de faire un peu tous les jours, mais quand on voit qu'on progresse, là, ça devient tout de suite beaucoup plus intéressant, enfin, c'est beaucoup plus motivant de voir notre progression avec des statistiques. Donc voilà, on a couru, j'ai couru avec ces chaussures, avec cette médaille. Et aussi, j'ai pris ça, mais là pour le marathon, je ne les ai pas utilisés, mais je voulais juste vous montrer ça. [12:15] Je ne sais pas si vous connaissez, mais en fait, c'est des écouteurs qui ne se mettent pas dans les oreilles. Ça reste à l'extérieur de l'oreille. En fait, la particularité, c'est que... Ça fonctionne par vibration sur nos os, avec nos os. Je crois que c'est vibration par conduction osseuse quelque chose comme ça, un terme assez spécifique, mais qui fait qu'on entend la musique juste en ayant des vibrations ici. Ça, quand on court, c'est super utile, parce qu'en fait, on ne bouche pas notre oreille et du coup on entend tout normalement et on peut quand même écouter de la musique en même temps. [12:57] C'est très pratique parce que quand vous courez, vous avez besoin de savoir s'il y a des voitures autour de vous, s'il y a des personnes, etc. Et ce genre d'écouteurs, ça permet de... déjà d'avoir un bon confort pendant la course, ça tient bien. Vous pouvez courir avec ça, c'est plus pratique qu'un casque audio par exemple et c'est moins gênant pour le son. Là pour le marathon, je ne les ai pas utilisés. tout simplement parce que... Une chose importante quand vous courez, c'est de garder un rythme assez régulier, d'avoir une vitesse assez régulière. [13:35] Et quand on écoute de la musique, on est très rapidement... Notre rythme, notre vitesse varie très rapidement selon la musique qu'on écoute. Parfois, on écoute de la musique hyper entraînante et ça nous donne envie de courir beaucoup plus vite. On finit par être complètement essoufflé, c'est-à-dire avoir du mal à respirer parce qu'on a couru trop vite, on arrête, etc., etc., et ce genre de variation, ça a un impact négatif sur les performances. Il vaut mieux avoir une vitesse régulière et courir toujours un peu à la même vitesse. [14:15] J'avais pas prévu de le faire, mais c'est un peu, on peut faire une analogie, on peut faire une comparaison. avec l'apprentissage des langues, c'est-à-dire que... C'est un peu la même chose avec la motivation. Si un moment vous voyez des vidéos qui vous disent, vous pouvez devenir fluent en deux mois, etc. Et que vous dites, vas-y, je travaille énormément pendant une courte période et je vais progresser très rapidement. il y a de grande chance pour qu'au bout d'une semaine, deux semaines, vous arrêtiez complètement et que ce soit contre-productif, que ce ne soit pas très utile. [14:55] Et c'est un peu la même chose. L'idée, c'est plus d'être constant et d'avancer avec régularité pour que ce soit vraiment efficace. Donc, c'est un peu la même chose avec la course à pied. Et là, j'ai une lumière qui vient de s'éteindre, donc je vais la brancher tout de suite. Désolé, je n'ai pas l'habitude d'utiliser ce setup. À l'avenir, c'est un moyen plus facile pour moi de filmer, d'avoir tout directement sur l'ordinateur. Donc peut-être que je filmerai plus dans ce cadre. [15:33] Donc n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez. Je trouve ça intéressant aussi de pouvoir partager mon écran pour vous montrer certaines choses selon les sujets dont on discute. Mais voilà du coup l'idée, je pense que... La course à pied c'est un peu comme l'apprentissage d'une langue, c'est que... L'entraînement un peu régulier tous les jours, ce n'est pas forcément quelque chose de passionnant. Et pourtant, si on a une certaine discipline, si on arrive à travailler un petit peu chaque jour, ça demande moins d'efforts que ce qu'on pense et les résultats peuvent être très positifs. [16:15] le Saint-Gral quand on apprend une langue c'est finalement d'aller dans le pays et de parler avec des personnes pour avoir des échanges avec des personnes avec qui on n'aurait jamais pu discuter. Et ça c'est vraiment le Saint-Gral, c'est vraiment la cerise sur le gâteau, c'est vraiment le... le plus beau cadeau que vous pouvez avoir quand vous apprenez une langue. C'est pareil avec la course à pied, c'était un peu un enfer, mais à la fin, finir un marathon, c'était beaucoup d'émotion et on était tous super contents d'avoir pu finir, mais ça, ça n'aurait pas été possible sans l'entraînement, sans l'entraînement régulier. [16:53] Et c'est pareil, quand vous courez, quand vous vous entraînez à courir, on vous conseille plutôt de courir régulièrement des petites distances, plutôt que de vous dire, chaque week-end, je cours 30 km. 30 km, si vous avez un niveau moyen, c'est facilement trois heures de course et vous dire tous les samedis, il faut que j'aille courir trois heures, vous êtes sûr que vous allez abandonner. C'est exactement pareil avec l'apprentissage des langues, c'est plus facile de se dire, je vais travailler, enfin, je vais écouter, je vais essayer d'écrire, etc., ce genre de choses en français, si vous apprenez le français, c'est beaucoup plus facile de faire ça plutôt que de vous dire tous les samedis, [17:35] je vais réviser trois heures, etc. Donc voilà. Bon, j'avais pas vraiment prévu de faire une comparaison, enfin un parallèle entre la course à pied et l'apprentissage des langues. Mais en fait, je regarde le chronomètre et je vois que je parle depuis 18 minutes, donc c'est encore un peu court pour un épisode. Donc comme on dit en français, j'essaye de broder. Donc broder, c'est comme un peu tricoter, mais c'est un autre style. Et on utilise cette expression pour dire que j'essaye de broder, j'essaye un peu de continuer de parler sans vraiment rien dire, de broder autour d'un sujet. [18:19] maintenant j'ai expliqué cette expression qu'est ce que je peux bien dire d'autre non mais voilà bon j'en ai parlé assez régulièrement avant dans des shorts dans des vidéos de ce marathon vais essayer d'éviter d'en reparler dans les prochaines vidéos parce que à force ça devient un peu redondant, ça devient un peu répétitif donc pour que ce ne soit pas trop ennuyant. C'était la vidéo, le podcast pour vous dire qu'on a réussi ce marathon, qu'on va sûrement faire d'autres courses, mais que je ferai moins de vidéos, peut-être que j'en parlerai moins dans les prochains podcasts. [19:07] Écoutez, je pense que ce sera tout pour aujourd'hui. Cette semaine, je vais aussi sortir un podcast, une interview avec ma belle-sœur qui dure beaucoup plus longtemps, qui va durer 38 minutes. Donc là, on va s'arrêter environ 20 minutes. Comme ça, ça fera un bon équilibre entre les deux vidéos de cette semaine. Merci d'avoir regardé jusqu'au bout et je vous dis à la prochaine.