Comment moins se frustrer en apprenant le français
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Bonjour tout le monde, et bienvenue dans une nouvelle vidéo sur l'apprentissage du français, l'apprentissage des langues de manière générale. Et aujourd'hui, j'avais envie de parler de la frustration dans l'apprentissage des langues. Pourquoi est-ce que j'avais envie de parler de la frustration ? Tout simplement parce que je pense que la frustration, c'est l'ennemi numéro un de l'apprentissage des langues. La frustration, c'est un sentiment plutôt négatif, et c'est l'ennemi numéro un de l'apprentissage des langues, tout simplement parce que je pense que c'est une des raisons principales pour laquelle on abandonne l'apprentissage d'une langue.
Peut-être que vous apprenez le français, peut-être que vous avez déjà abandonné l'apprentissage du français, et sûrement à cause d'une frustration. La frustration, c'est souvent quand il y a un écart entre la réalité et nos attentes. Quand on apprend une langue être frustrée, ça peut être, par exemple, de penser, pouvoir progresser très rapidement, et finalement se rendre compte que c'est très difficile, et que même si on travaille régulièrement, on progresse très lentement, voire on a l'impression de ne pas progresser.
J'avais fait une vidéo sur la courbe « Dunning-Kruger ». La courbe « Dunning-Kruger », c'est une courbe qui, en gros, dit que quand on commence quelque chose, on a l'impression d'apprendre très rapidement, alors qu'en fait, on n'apprend pas vraiment, on gagne beaucoup en confiance alors qu'on n'apprend pas vraiment, et du coup après, il y a un creux où on se rend compte que, finalement, ça va prendre du temps et qu'il y a énormément de choses à apprendre.
Et quand on commence à apprendre une langue, on a un peu cette impression. Sur Internet, il y a beaucoup de contenus qui dit « devenez fluent en quatre mois », etc. Tous ces contenus, ils parlent de méthodologie, et c'est assez intéressant. Mais du coup, quand on a ça en tête, parfois, quand on veut commencer à apprendre une langue, on va se lancer et on va se dire « bon, si je travaille sérieusement, dans quatre mois, je devrais être capable de parler dans la langue ».
Et souvent, dans la plupart des cas, on n'y arrive pas. Et du coup, à ce moment-là, on réalise que c'est plus difficile que ce qu'on imaginait, ça crée de la frustration, pardon, et ça nous encourage juste à abandonner l'apprentissage des langues. C'est l'ennemi numéro un de l'apprentissage des langues, tout simplement parce qu'apprendre une langue, ça prend du temps, et le pire, c'est d'abandonner, c'est d'arrêter tout simplement. Apprendre une langue, c'est un peu comme un marathon, et donc la frustration, c'est un peu comme si vous courez un marathon et au kilomètre 19, vous vous dites « bon, c'est impossible, je ne vais jamais y arriver, j'arrête ».
Et c'est un peu ça, et ça, c'est l'ennemi numéro un. Et du coup, dans cette vidéo, je voulais parler de la frustration et essayer d'expliquer comment éviter cette frustration, comment éviter d'être trop frustré pour toujours continuer à apprendre, parce que si vous voulez pouvoir parler français, si vous voulez pouvoir avoir des compétences en français, ce qui compte, c'est le long terme, ça ne marche qu'à long terme. Les sprints de quatre mois pour devenir fluent dans une langue, ça, c'est des choses qui sont faites en gros par des professionnels, c'est des personnes qui ont l'habitude d'apprendre des langues, et qui ont des techniques.
Et c'est pareil, quand vous courez votre premier marathon, je prends l'exemple du running, parce que dans deux semaines j'ai un marathon, ça va être mon premier marathon, mais pour mon premier marathon, je ne me dis pas, je vais essayer de le courir en trois heures. Si j'essaye de le courir en trois heures, je vais partir très rapidement et au bout de 15 kilomètres, je vais être mort, je ne vais plus avoir du tout d'énergie, et je vais abandonner.
C'est exactement pareil dans l'apprentissage des langues. Et finalement, quelqu'un qui fait un marathon en marchant rapidement ou en courant très lentement, cette personne va finir le marathon, alors que la personne qui voulait essayer de le faire en trois heures, elle ne va même pas le finir. Donc, à la fin, qu'est-ce que vous préférez ? Est-ce que vous préférez finir, même si ça prend beaucoup de temps, ou est-ce que vous voulez essayer de sprinter, quitte à vous blesser ou à abandonner ?
Enfin bref, et du coup, quand on pense à l'apprentissage des langues, quand on a cet esprit un peu sprint ou on veut aller très vite, on a l'impression, et quand on commence aussi surtout, on a l'impression qu'en fait, en retenant des todo list de grammaire, de vocabulaire, en apprenant des listes, on va devenir fluent ou on va acquérir un bon niveau dans la langue. Mais apprendre toute une liste de vocabulaire ou de grammaire ne va pas vous rendre fluent.
Connaître toute la théorie, ce n'est pas suffisant, et ce n'est peut-être même pas nécessaire. Il faut s'immerger dans la langue, il faut que notre cerveau assimile la langue, et pour ça, il faut faire de l'immersion. Mais comment s'immerger dans une langue si on n'a pas l'environnement pour l'apprendre ou si l'on ne vit pas à l'étranger ? Une solution consiste à parler directement avec un natif en ligne, et c'est l'occasion pour moi de vous parler du sponsor de cette vidéo, Italki.
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J'ai d'ailleurs pu échanger avec un tuteur à Italki. Mais la plupart du temps, c'est au feeling, c'est-à-dire que je vais voir au fil de la conversation ce qui peut intéresser l'élève et ce qui ne va pas l'intéresser. Si je parle d'un sujet et que je vois que ses yeux s'illuminent, je vais me dire, tiens, ça, ça l'intéresse. On peut approfondir ce sujet-là. Au contraire, si je vois qu'il y a un sujet dans lequel l'élève ne parle pas trop, je vais avoir tendance à l'éviter.
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Ça, c'est le cas quand on débute. C'est un peu pareil pour le marathon, je vais faire le parallèle, mais quand on débute et qu'on regarde tout ce qu'il y a sur les réseaux sociaux, on voit beaucoup de personnes parler parfaitement mandarin par exemple, parler parfaitement français, et qui expliquent qu'ils apprennent très rapidement des langues. Quand on voit ça, on se dit, en fait, si je travaille sérieusement, je vais pouvoir aussi apprendre aussi rapidement. Idem, sur les réseaux sociaux, on voit beaucoup de personnes qui font des marathons, et du coup, c'est presque devenu banal en fait.
On a presque l'impression que c'est une chose assez facile, et personnellement, j'ai déjà fait un semi-marathon, plusieurs semi-marathons, et 21 km, je me disais, ça va. En plus, je me disais, ça va, je vois beaucoup de personnes faire des marathons, et je me disais, c'est juste deux fois un semi-marathon. Et là, plus je m'entraîne, plus je me rends compte qu'en fait, c'est très difficile. Et qu'on voit beaucoup de personnes le faire, mais ça ne veut pas dire que c'est facile.
C'est juste qu'on voit, enfin, les personnes qui ne font pas de marathons ne le disent pas sur les réseaux sociaux. Les personnes qui apprennent le français et qui abandonnent ou qui échouent ne disent pas, ne font pas des vidéos sur les réseaux sociaux. Et du coup, là où on regarde du contenu, on va avoir un biais qui est de se dire, en fait, tout le monde arrive à parler français correctement. Alors moi aussi, je devrais pouvoir être capable.
Quand on commence, on a toujours ce décalage entre nos attentes et la réalité. Et c'est là où arrive la frustration. C'est exactement le même principe que pour la courbe de Dunning-Kruger. C'est-à-dire qu'au début, on se fait une fausse impression de ce qu'on va faire, de l'apprentissage du français en l'occurrence. Et du coup, quand la réalité nous rattrape, quand on fait face à la réalité, là, ça va créer beaucoup de frustration. Et pareil, je pense que cette façon de voir l'apprentissage des langues comme une todo list à apprendre, des règles de grammaire à apprendre, des listes de vocabulaire à apprendre, ça nous donne l'impression de quelque chose de très rationnel.
Et du coup, on a l'impression qu'en fait, en cochant toutes ces cases, en disant cette todo liste, ça j'ai appris, ça j'ai appris, ça j'ai appris, on a l'impression qu'à la fin, on va être capable de parler et de tout comprendre dans la langue. Là, c'est pareil. C'est une autre source de frustration. C'est-à-dire que même si vous apprenez toute la grammaire française, vous n'allez pas comprendre le français et vous n'allez pas pouvoir parler français. La grammaire, la théorie, c'est une description de la langue.
C'est juste pour expliquer comment ça fonctionne d'un point de vue extérieur. Mais ça ne veut pas dire que vous allez pouvoir le faire. Je peux regarder des théories sur les marathons qui disent vous devez courir à telle vitesse, vous devez manger, boire telle quantité, etc. Je vais avoir des connaissances plus développées sur le sujet, sur le marathon ou sur l'apprentissage ou sur le français par exemple. Mais ça ne va pas m'assurer de mon succès. Ça ne va pas, ce n'est pas parce que je connais toute cette théorie que je vais forcément réussir à parler français ou à courir un marathon.
Et je pense que quand on a un peu cette image de "je veux apprendre rapidement", on a tendance à se faire un study plan avec chaque jour, j'apprends 30 mots, 10 règles de grammaire, etc. Et du coup, avec l'idée qu'au fond, après, on va pouvoir parler facilement la langue. Bien évidemment, c'est intéressant de réfléchir comme ça, parce que quand vous vous apprenez, l'idée, c'est quand même de progresser. Donc, c'est intéressant de réfléchir à... Il faut que j'apprenne des nouveaux mots tous les jours, il faut que je connaisse un peu plus la théorie de la langue, etc.
Mais, ce n'est pas la seule et unique chose à faire, je pense. On apprend vraiment une langue quand on écoute la langue ou quand on la parle, quand on fait de l'immersion ou quand on parle avec un tuteur, par exemple. On apprend à courir un marathon quand on court. Et il y a différentes façons de s'entraîner, mais si vous voulez apprendre à courir, il faut commencer juste par courir. Si vous voulez apprendre à comprendre une langue, il faut écouter, il faut essayer d'écouter des choses qui soient adaptées à votre niveau.
Pareil, si je veux apprendre à courir, je ne vais pas courir à 20 km/h sur 10 km, ça n'a aucun sens. Donc, l'idée, c'est toujours de commencer par faire la pratique à votre niveau et régulièrement apprendre le français un petit peu tous les jours. C'est plus efficace que de faire deux heures chaque semaine. Ça, je le répète tout le temps, mais c'est hyper important. Le marathon, c'est pareil. Quand vous préparez un marathon, on vous conseille de courir des petits distances régulièrement plutôt que de chaque week-end faire 30 km et vous faire mal aux jambes.
Non seulement, c'est moins efficace et en plus, vous allez vous décourager. Si demain, vous vous dites, je dois faire deux heures de français, ou je dois aller courir 30 km, c'est le truc le plus démotivant possible. Vous allez le faire quelques fois. Vous n'allez pas voir de progrès et vous allez être frustrés. Vous allez abandonner. C'est une vision un peu pessimiste, mais c'est un peu l'idée. Et donc, en fait, c'est intéressant d'avoir cette démarche, comment dire, rationnelle où on se dit il faut que j'apprenne, il faut que je quantifie, que je mesure mon apprentissage, etc.
Mais à côté de ça, la réalité, et ça, c'est un peu difficile à dire en tant que professeur de langue, mais c'est qu'il y a un côté pas mystique, mais il y a un côté où c'est notre cerveau qui tout seul essaye de digérer des informations, essaye d'apprendre des choses, et parfois, notre cerveau apprend et parfois, il n'apprend pas. Et ça, c'est un peu indépendant de notre volonté. C'est-à-dire que, enfin, c'est indépendant. Non, il y a, en fait, il y a une façon de faire mais ...
Ce que je veux dire, c'est que si dès le début, vous apprenez des règles de grammaire complexe, en fait, votre cerveau, il va avoir l'information et il va faire, "Oui, oui, j'ai retenu, je me rappelle de cette règle." Mais comme il ne va jamais la mettre en pratique, il ne va pas la retenir et il va oublier cette règle complexe qui est sûrement utilisée. Et c'est pareil pour la course à pied, pour le running. C'est-à-dire que si vous apprenez de la théorie, mais que ensuite, dans la pratique, vous ne voyez pas cette théorie, en fait, ça ne va servir à rien.
Quand vous commencez à apprendre une langue, c'est intéressant d'apprendre un peu de grammaire, mais ensuite, il faut le mettre en pratique. Il faut regarder du contenu. Et plus votre cerveau, dans du contenu, il va voir ce que vous avez appris, la théorie. Il va se dire, "Ah, mais je reconnais ça, c'est la règle qui dit qu'on doit faire ça comme ça." C'est-à-dire la règle qui dit qu'on conjugue un verbe comme ça. En fait, votre cerveau, il va un peu chercher des confirmations, il va se dire, "Ah, là, je comprends pourquoi on dit ça comme ça", etc.
Et d'ailleurs, au début, quand on débute, on a tendance à commencer par la grammaire, mais en fait, plus on avance, plus cette structure change, c'est-à-dire que plus vous êtes dans une approche ou vous faites de l'immersion, et à un moment donné, vous voyez une phrase et vous vous dites, "Mais pourquoi est-ce qu'ils disent ça comme ça ?" Et après, vous allez vers la théorie et vous dites, "Ah oui, d'accord." Et en fait, si on ne fait pas ce travail, c'est la frustration assurée.
Parce que la réalité, c'est qu'il y a une théorie qu'on est entre guillemets obligé d'appliquer à l'écrit, en France, quand on est des petits français, les enfants français à l'école, ils apprennent à bien écrire, bonne orthographe, bonne structure de phrase, etc. Donc, en général, à l'écrit, la théorie se vérifie. Mais quand on parle, alors là, c'est... Les règles, c'est... On tord les règles, on parle plutôt... On se rapproche plus du français d'un français naturel, c'est-à-dire qu'on va parler juste parce que ça nous semble bien.
Et c'est là où il va y avoir beaucoup de frustration, c'est que quand vous apprenez de la théorie et que derrière, vous voyez les gens qui font n'importe quoi avec cette théorie, non seulement peut-être que vous n'allez même pas vous rendre compte qu'en fait, les gens détournent un peu la théorie, et du coup, vous allez vous dire, "Mais j'ai appris toutes les règles et je ne comprends rien." Et là, si vous êtes très frustré et que vous manquez de motivation, vous allez abandonner.
Et en fait, du coup, la solution, enfin... Ce que j'essaie de... Enfin, ce que je dis, c'est que c'est bien la théorie, mais il faut faire de l'immersion, il faut pratiquer, et surtout, il faut apprécier cette immersion. Il faut apprécier juste écouter la langue. Parce que finalement, c'est ça qui est important. Les règles, c'est juste une aide pour apprendre, mais ce n'est pas ça qui va vous faire apprendre. Enfin, si, ça vous fait apprendre, pardon. Ça vous fait apprendre, mais ce qui compte vraiment, c'est un peu l'aspect mimétisme, c'est-à-dire essayer d'imiter les personnes qui parlent la langue.
Et ça, je le vois, par exemple, en japonais ou en portugais. Quand je regarde des vidéos, j'aime vraiment écouter et essayer d'imiter, et je pense que c'est ça qui me garde motivé dans mon apprentissage. Des fois, je fais de la grammaire, de la théorie, mais ce n'est pas le cœur de mon apprentissage. Si vous arrivez à prendre du plaisir, vous allez limiter la frustration. L'apprentissage des langues, c'est des montagnes russes. C'est-à-dire qu'un jour, vous allez vous dire, "Je suis super fort, je comprends tout, j'arrive à parler, c'est magnifique."
Le jour d'après, vous allez dire, "Je comprends rien, c'est horrible, etc." En fait, ça fait un yo-yo comme ça, ça fait des montagnes russes. Et l'idée, c'est plus avec l'expérience d'apprendre à apprécier les moments où on se sent fort dans la langue, où on sent qu'on progresse. Et quand on baisse et qu'on se sent... On sent que on ne progresse pas, que c'est inutile, etc. Là, c'est prendre du recul, ne pas être trop frustré, parce que c'est normal, ça prend du temps.
Vous avez essayé de regarder une vidéo, vous ne comprenez rien. Bah, pourquoi ? Est-ce que c'est le vocabulaire ? Est-ce que vous ne comprenez pas le vocabulaire ? Est-ce que les personnes parlent trop vite ? Est-ce que c'est un niveau de langue que vous ne connaissez pas ? Est-ce que c'est très, très, très poli ? Est-ce que c'est très, très, très slang ? Auquel cas, en fait, dans ce genre de cas, c'est normal de ne pas comprendre.
Et du coup, là, il faut prendre du recul, essayer de savoir, est-ce que vous voulez apprendre ce vocabulaire ? Par exemple, vous regardez une vidéo sur la politique. Est-ce que vous avez envie de connaître le vocabulaire français pour la politique ? Oui, bah, alors essayez de regarder un peu plus de vidéos. Si ça va trop vite, essayez de ralentir sur YouTube, vous pouvez ralentir les vidéos, ou vous pouvez essayer de trouver un contenu plus accessible. Et les niveaux de langue, là, c'est est-ce que...
est-ce que vous sentez que c'est le moment d'apprendre un français très poli ? Ou est-ce que vous préférez vous rester sur un niveau de langue "normale" ? Auquel cas, vous pouvez trouver un autre contenu. Mais du coup, il y a vraiment cette idée de prendre un peu du recul, comprendre pourquoi vous ne comprenez pas, et ça, ça aide à un peu éliminer cette frustration. Si vous vous dites "j'ai appris toutes les règles, je vais tout comprendre", vous mettez une vidéo en français et que vous ne comprenez rien, là, c'est difficile.
Moi, le premier, parfois, je me dis que ça fait 5 ans que j'apprends le japonais, et là, je ne comprends rien à ce qu'il dit, et je me dis "est-ce que ça vaut la peine ?" Enfin, est-ce que j'ai 5 ans pour ça ? Et là, dans ces moments-là, j'ai pas envie d'arrêter, mais je me dis "il faut encore travailler". Et au contraire, je pense que ça, il faut prendre du recul par rapport à ça. Mais dans l'autre cas, quand maintenant, j'écoute du japonais ou que je comprends sans trop de difficultés, je me dis "avant, j'aurais été incapable de faire ça, avant, j'aurais été incapable de comprendre", etc.
Et là, je suis capable, maintenant, je suis capable, et du coup, je prends aussi du recul sur ma progression pour être satisfait, pour être content du chemin parcouru. C'est un peu comme quand vous faites une randonnée en montagne. Si vous passez toute votre randonnée à regarder le haut de la montagne où vous devez aller, vous allez être déprimé parce que vous allez regarder, et vous allez avoir l'impression de ne pas avancer, alors que si vous marchez sans trop prêter attention, sans être trop concentré sur l'objectif, parfois, vous allez vous arrêter, vous allez vous retourner, vous allez dire "Oh, on a déjà fait tout ce chemin",
parfois, vous allez regarder la montagne, vous allez dire "Ah, c'est encore un peu loin, peut-être qu'il faudrait que j'accélère ou peut-être qu'il faut que je prenne un autre chemin", mais du coup, vous allez avoir un peu de recul sur la situation. Et ça, je pense que c'est important. Je pense que c'est important d'essayer de gérer un peu cette frustration, c'est normal d'être frustré parfois, et il y aura toujours de la frustration. Mais l'idée, voilà, c'est de vraiment prendre du recul par rapport à ça, pour ne surtout pas abandonner.
C'est un marathon, c'est un long voyage. Le principal, c'est de prendre du plaisir, de continuer à apprendre, de continuer à regarder du contenu, à essayer de parler, même si ce n'est pas bien, essayer, etc., écrire ce genre de choses. Essayer de différentes choses, et il faut plus voir ça comme une expérience, plutôt que comme quelque chose d'hyper rationnel, où au bout de quatre mois, vous devez être capable de parler en français. Voilà, ça, c'est ce côté un peu plus acquisition naturelle.
Notre cerveau qui s'approprie un peu les informations, c'est quelque chose qui est moins controllable, on a moins de contrôle là-dessus, et c'est quelque chose qui est un peu difficile à comprendre quand on débute. Quand on débute, on a l'impression que l'apprentissage, mémoriser ce genre de choses, c'est quelque chose de très rationnel. Alors qu'en fait, il y a une part un peu mystérieuse où notre cerveau, à un moment donné, il comprend une pattern, et il va pouvoir utiliser à nouveau cette pattern.
Quand les gens vont parler plus vite, il va comprendre, etc. Et ça, c'est des choses sur lesquelles on a moins de contrôle, et c'est ce qui peut générer aussi un peu de frustration. Mais c'est aussi ce qu'il y a de beau, entre guillemets, dans l'apprentissage d'une langue. Voilà, je pense que je vais arrêter là, ça va faire 26 minutes. J'espère en tout cas que cette vidéo vous aura plu. Je vais mettre le script sur mon Patreon.
Merci à Italki d'avoir sponsorisé cette vidéo. Et je vous dis à la prochaine. but most of the time it is at the feeling, which means that I will see the thread of the conversation what can interest the student and what will not interest him I see uh if I talk about a subject and I see that his eyes light up bah I'll say to myself hold this I am interested in how we can deepen this subject on the contrary if I see that there is a subject in which uh the students don't talk too much well I'll tend to avoid it
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