Learn French with Comprehensible Input | Le Surtourisme #86
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Quand on voyage et qu'on va dans des endroits touristiques, on peut voir parfois des personnes qui font la queue, qui attendent des dizaines de personnes, voire des centaines de personnes qui attendent pour tous, enfin toutes ces personnes pour prendre exactement la même photo qui existe déjà des milliers de fois sur les réseaux sociaux. Et donc aujourd'hui, j'avais envie de parler de ça parce que c'est un sujet que j'aime beaucoup et j'ai un avis sur la question.
Et du coup, on va parler de tourisme et de surtourisme. J'avais envie de parler de ce sujet tout simplement parce que je suis entre guillemets concerné par ce sujet du tourisme. J'habite dans le sud-ouest de la France. Je suis né et j'ai grandi dans cette région qui s'appelle le Pays-Basque et c'est une région très populaire l'été pour les vacances. C'est-à-dire que beaucoup de personnes qui habitent à Paris, par exemple, beaucoup de Parisiens viennent en vacances en juillet et en août, là où j'habite donc au Pays-Basque.
Et donc en été, il y a une vraie différence là où j'habite, il y a une grosse différence entre juillet et le reste de l'année. D'un coup en juillet, il y a énormément de personnes qui arrivent et tout devient beaucoup plus animé. Donc c'est une région touristique et c'est une région qui vit du tourisme. Bien évidemment, c'est un un avantage économique puisque ça permet au restaurant par exemple et à et à plein de choses de se développer économiquement.
Mais il y a aussi pas mal de désavantages et quand on va trop dans les désavantages, ça peut devenir vraiment problématique, je pense. Et dans ces cas-là, on parle de surtourisme. Alors, bien évidemment, les effets positifs, c'est le tourisme comme un moteur économique. Bien évidemment, si il y a beaucoup de personnes qui viennent dans la région, il va y avoir beaucoup plus de consommation d'activité et du coup pour les entreprises locales, c'est un vrai plus. C'est un vrai plus.
D'autant plus que quand on parle de tourisme, souvent on va parler d'artisanat, de spécialité local, régionale et le fait que des personnes viennent visiter une région, ça ça peut permettre en fait de faire vivre tout simplement un artisanat local. Par exemple, dans ma région, il y a une ville qui s'appelle Espelet. Espelet, c'est une ville très connue pour le piment. Le piment d'Espelette, c'est vraiment hyper connu et c'est peut-être possible pour vous d'en trouver dans votre supermarché.
C'est du piment mais ce n'est pas très piquant. Ce n'est pas ce n'est pas très relevé. Et et le fait c'est que le fait est que en France tout le monde connaît le piment d'Espelette quasiment. Et du coup, à chaque fois que des personnes viennent visiter le Pays-Basque, bah souvent ils vont visiter la ville d'Espelette. Bien évidemment, la ville s'est adaptée et ce n'est pas comment dire ce n'est pas la ville la plus authentique dans le sens où il y a beaucoup de magasins pour les touristes, c'est-à-dire pour acheter des produits.
Mais le fait que ce soit très populaire, ça permet de faire vivre l'activité locale et notamment tout ce qui tourne autour du piment d'Espelette. Et donc ça c'est c'est c'est une bonne chose puisque c'est un vraiment un soutien économique pour parfois des choses qui auraient pu disparaître. Si je prends l'exemple du Japon, il y a beaucoup de traditions de d'artisanat qui pourraient disparaître mais qui grâce au tourisme arrivent à survivre. J'ai pas d'exemple concret mais par exemple la fabrication des jeans de manière artisanale.
Donc le Japon, ils ont une ils ont une un artisanat des jeans qui est assez je crois qui est très reconnu en terme de qualité. Et je crois que quand vous allez au Japon, vous pouvez par exemple visiter les endroits où il fabriquent ces pantalons et vous pouvez sûrement même faire des activités qui permettent de soutenir l'activité locale. C'est aussi les infrastructures, c'est-à-dire que quand vous avez une région qui vit de tourisme, forcément grâce à tout cet argent la ville en général peut développer les infrastructures.
Les infrastructures, ça va être par exemple les routes pour pour justement que tout soit beaucoup plus facile à utiliser. L'exemple concret, c'est chez moi, donc dans ma ville, il y a la plage et très récemment la mairie a refait tous les parkings de la plage. Donc ils ont rénové les parkings alors qu'avant ils commençaient à être dégradés, à être en mauvais état. Je pense que sans le tourisme, on n'aurait pas forcément fait ce genre de travaux.
Alors bien sûr, comme il y a beaucoup de personnes, ça abîme les infrastructures et donc il faut les rénover. Mais il y a quand même un cercle vertueux. C'est quand même un cercle vertueux pour l'économie locale. L'exemple de Espelette que je donnais juste avant, c'est pareil. Je pense que la ville a pu faire a pu développer les infrastructures pour s'adapter au tourisme grâce à l'activité économique qui se développait. Et enfin, bah c'est une vitrine culturelle. Le Pays Basque, là où j'habite, c'est une région très particulière.
C'est une région unique avec une culture très forte. Et donc grâce à ce tourisme, ça développe enfin ça renforce cette culture et ça la ça la développe même dans le reste de la France. Vous allez avoir des personnes qui habitent à Paris par exemple qui vont connaître des spécialités du Pays Basque, que ce soit à travers le sport, il y a des sports basques, à travers la nourriture et cetera. Mais grâce à ça, l'identité culturelle locale, elle se développe, elle continue de se développer et ça permet de de faire vivre une région comme ça.
Ça c'est pour les côtés positifs, mais justement comme je le disais, il y a souvent des côtés aussi négatifs. Donc là, je vais parler de mon expérience et je vais parler de la région où j'habite et aussi du Japon puisque j'ai passé un an au Japon et que le Japon c'est très à la mode. Donc il y a des problématiques de surtourisme. Pour ce qui est de là où j'habite, donc dans le Pays-Basque, le problème c'est que même si on développe les infrastructures, on ne peut pas tout adapter pour pour juste 2 mois dans l'année.
Ce que je veux dire, c'est que en juillet et en août, la population, elle est multipliée par je ne sais pas combien. Je n'ai pas le chiffre en tête, mais il y a vraiment une augmentation du nombre de personnes qui arrivent dans la région pendant les 2 mois d'été. Et du coup ça ça implique plusieurs choses. Ça implique que les routes vont être saturées. Donc il va y avoir des embouteillages. Il va y avoir beaucoup de monde sur les routes.
Et donc quand je prends ma voiture en avril par exemple, je conduis. Ça met beaucoup moins de temps que là maintenant si je dois aller quelque part en voiture. Les plages, c'est pareil, les plages deviennent bondé. Si je prends par exemple la ville de Biaritz, le problème de Biaritz c'est que c'est une ville qui a des petites plages pas très grandes. Mais si en juillet et en août vous voulez aller à la plage de Biarit, vous allez devoir chercher un espace pour mettre votre serviette sur le sable pour pouvoir installer vos affaires sur le sable et souvent bah vous serez collé à d'autres personnes et ça forcément ce n'est pas hyper agréable.
Et dans mon cas, comme je fais beaucoup de surf, d'un coup, il y a énormément de personnes dans l'eau et ça devient tout de suite moins agréable. Bon, ça c'est du confort, mais à côté, il va y avoir d'autres choses. Par exemple, il va y avoir l'immobilier qui va s'envoler. Les prix de l'immobilier vont s'envoler. Ils vont augmenter sans fin. Et c'est le cas de ma région. J'ai grandi dans une ville qui s'appelle Anglette et aujourd'hui si je veux m'acheter une maison près de la mer à Anglette, en général ça coûte plus d'un million d'euros.
Donc autant vous dire que je ne peux pas. Et ça le problème c'est que comme c'est une région très à la mode, toutes les personnes qui habitent par exemple à Paris qui gagne mieux leur vie parce qu'ils ont des meilleurs salaires, ils viennent dans dans dans les régions populaires comme celle-ci et ils achètent des maisons et donc mécaniquement les prix de l'immobilier s'envolent. Et ça ça crée un déséquilibre parce que d'un côté il y a une économie qui est basée sur le tourisme et de l'autre les prix de l'immobilier augmente énormément.
Et donc il y a pas de je veux dire par exemple là où j'habite, il n'y a pas Google par exemple. Google si vous travaillez chez Google en général vous allez avoir un bon salaire et vous allez pouvoir vous acheter une maison ou louer une belle maison. Le problème c'est que le secteur du tourisme ce n'est pas non plus un secteur comme la la tech ce genre de chos et du coup ça crée un déséquilibre entre les prix de l'immobilier qui augmentent et le niveau de vie qui reste assez assez constant pour les locaux.
En fait les locaux c'est les personnes qui habitent sur place. Les prix s'envolent. Il y a aussi beaucoup de Airbnb, d'investissements comme ça immobiliers avec les Airbnb et du coup, il y a un énorme déséquilibre. Et du coup, quand on se place enfin de mon point de vue, il y a j'ai toujours grandi un peu avec ce sentiment que en juillet et en août, d'un coup, il y a énormément de personnes et tout devient un peu pénible.
Et je voyais les prix de l'immobilier qui s'envolaient. Du coup, ça crée un peu un sentiment d'injustice, je pense. C'est-à-dire que je sais pas si c'est un peu c'est sûrement trop fort comme mot, mais on a un peu l'impression d'être envahi et de ne plus pouvoir vivre chez soi. C'est ambigu. C'est quelque chose d'ambigu parce que c'est ce qui fait vivre la région et en même temps c'est ce qui rend la vie plus difficile dans cette région.
Et donc ça c'est c'est notamment pour les les endroits qui sont à la mode. Par rapport à ça, il y a des je pense qu'il y a des extrêmes encore plus violents. C'est-à-dire que moi dans ma ville, bon, on peut continuer de d'habiter et c'est des c'est il faut prendre des mesures politiques, je pense, ou économiqu pour par exemple limiter les loyers des maisons, mais ça reste vivable. Il y a un autre problème, je pense, c'est avec les réseaux sociaux.
Ça, je vais prendre plutôt l'exemple du Japon parce que c'est là où j'ai vu vraiment ce truclà. Je pense qu'en France, on a Paris qui est la ville la plus visitée au monde. La France, c'est le pays avec le plus de tourisme au monde. Mais le fait, c'est le fait est que Paris c'est une ville, une grande ville et c'est une ville adaptée au tourisme parce que c'est quelque chose d'assez régulier depuis de nombreuses années. Au Japon, le Japon c'est devenu hyper populaire depuis 20189 je pense.
Et du coup, parfois, il y a un énorme déséquilibre qui se crée. Ça c'est notamment, je pense, enfin c'est même pas je pense, je pense que c'est une vérité, c'est notamment à cause des réseaux sociaux et je pense que la manière de voyager, c'est devenu un peu comme un pèlerinage. C'est-à-dire que les gens voyagent seulement pour voir des choses qu'ils ont vu sur les réseaux sociaux. Il y a ce cercle vicieux qui est que on voit une photo sur Instagram, on veut aller à cet endroit pour faire la même photo pour nous-même la poster et ensuite queil y ait d'autres personnes qui aient envie d'aller voir ce même endroit.
Et ça c'est le cercle vicieux Instagram, on peut dire ou même TikTok par exemple. Et le Japon, c'est l'exemple parfait, je pense, de ça. Quand j'étais au Japon, on est on est allé dans une ville à côté du Mont Fuji, et je crois je sais plus, je crois que la ville c'est Kawagiko. Et dans cette ville, il y a donc une très belle vue du Mont Fuji qui est une montagne enfin un volcan impressionnant. C'est vraiment magnifique.
Et en fait, il y a un endroit où il y a un low son. C'est un combiné. Donc c'est les petits supermarchés japonais. Il y a un combini avec derrière la vue sur le mont Fuji. Et cette photo est hyper populaire à tel point que maintenant il y a des personnes, des dizaines de personnes, des centaines de personnes qui font la queue pour prendre cette photo. C'était tellement un problème que les autorités locales, donc la la mairie, j'imagine, a installé un filet pour empêcher les personnes de prendre des photos parce qu'en fait, il y a un trottoir.
Donc le trottoir c'est l'endroit où vous marchez dans la rue et les gens, il y avait tellement de gens qui attendaient pour prendre des photos que ça débordait, qu'il y avait des gens qui attendaient sur la route. Les gens traversaient la route et cetera et donc c'était ce n'était pas il y avait des problèmes de sécurité avec les voitures qui passaient et ils ont mis ce filet et ça je trouve que ça illustre parfaitement parce que quand on a vu ça bon déjà il y avait même avec le filet il y avait toujours des personnes qui essayaient de prendre des photos et le problème c'est qu'en fait on a marché 5 10
minutes dans les rues sur le côté dans les rues à côté et on retrouvait des endroits où on pouvait faire des photos très similaires sans personne en fait. Et le problème des réseaux sociaux, c'est ce truc de c'est cet endroit qu'il faut voir et c'est cette photo qu'il faut prendre. Et d'un côté, je trouve ça super triste parce que c'est plus une tod liste de photos à prendre qui des photos qui ont déjà été prises par des milliers de millions de personnes même et et en fait c'est un peu comme si on faisait une liste de courses au supermarché.
C'est-à-dire qu'on va visiter un pays et en fait on veut juste faire ça, ça, ça ne découvre même plus. On voyage juste pour faire des photos, pour faire les mêmes photos que les autres pour les poster sur les réseaux sociaux. Donc là, je suis assez cynique, mais c'est quelque chose que je ne comprends pas vraiment, enfin que je comprends mais que je trouve vraiment triste de juste aller dans des endroits pour faire des photos, pour montrer aux autres qu'on est allé dans ces endroits faire les photos.
Et je pense que vraiment sur ce genre de d'endroit très touristique, je pense que il y a des personnes qui n'ont aucun intérêt pour le pays ou pour la culture. Il y a des personnes qui vont dans ces endroits juste pour faire la photo et qui ne s'intéressent absolument pas au pays en question. Et ça du coup ce problème de surt tourisme il est d'autant plus fort avec ce phénomène de mode. Avec les réseaux sociaux, un endroit peut devenir à la mode de manière extrêmement rapide et du coup les endroits comme ce cet endroit au Japon ne sont pas du tout adaptés à un tourisme
de masse et du coup ça crée des problèmes, ça crée un déséquilibre. Dans une ville comme Paris, c'est tout est fait enfin la ville est a déjà beaucoup d'habitants et c'est un tourisme assez régulier. Donc tout est plus ou moins adapté. Là de dans ce genre d'endroit, ça devient un zo devient un peu le chaos parce que il y a trop de monde pour un petit endroit qui a une petite population et qui n'est pas habitué à autant de tourisme à une explosion de tourisme.
Ça c'est pareil avec des villes comme Kyoto au Japon. C'est-à-dire que c'est une ville qui a des milliers des milliers des centaines de milliers de touristes. Mais par exemple à Kyoto, il n'y a pas de métro, il n'y a pas de tram et du coup c'est que les bus et les bus ils ne sont pas enfin si il y a des trains à Kyoto mais il n'y a pas beaucoup de trains et du coup les buss sont remplis.
Il y a énormément de monde et c'est c'est ça, il y a un déséquilibre entre les infrastructures et le nombre de tourisme. Et ça en fait pour la dernière partie, j'avais envie de parler des solutions, mais quand on était au Japon pendant un an, on a vraiment ressenti ce changement entre le moment où on voyageait en voulant cocher des cases en disant "J'ai visité cette ville, j'ai visité cette ville, j'ai visité cette ville." Un moment, on a fait ça au début de notre voyage et en fait on n pas beaucoup apprécié parce que on prenait pas le temps de voyager et du coup on n'échangeait pas vraiment avec les personnes sur place.
On allait dans nos hôtels, on marchait, on allait voir les sites touristiques, on prenait des photos, on rentrait, on dormait à l'hôtel, on prenait le train, on allait dans une autre ville et cetera et cetera. Et en fait dans ce voyage, on a eu la chance de rencontrer des Japonais et on a eu la chance de par exemple être invité chez la grand-mère d'une amie et d'aller dans la campagne dans un endroit où on avait pas forcément prévu d'aller, mais juste parce qu'on s'est dit "Bon, pourquoi pas, on a le temps, allons-y."
Et en fait, on a vécu là les les expériences pardon inoubliables qui font que ce voyage c'est vraiment enfin on n'oubliera jamais ce voyage. Et je pense qu'il y a un peu cette différence entre essayer de prendre du temps quand on voyage pour découvrir et ne pas avoir une tout dou liste à faire je veux faire ça ça. Bien évidemment si vous êtes à Paris, vous allez vouloir voir la tourfel. Vous allez voir voir le le Louvre et cetera.
Mais si tout est vraiment hyper rythmé, vous n'allez même plus prendre le temps, par exemple le midi quand vous mangez de parler avec des Français s'il y a des Français autour de vous. C'est c'est très hypothétique, enfin c'est très bien évidemment ce n'est pas quelque chose qui arrive tous les jours, mais en fait si vous ne vous laissez pas le temps de pour ça, bah forcément c'est ça ne va pas arriver. Et du coup mon conseil c'est plutôt de voyager plus lentement.
Bien évidemment, c'est un peu compliqué vu que il faut prendre des vacances avec son travail et donc il y a un peu cet équilibre à trouver entre tout ce qu'on veut faire et le temps qu'on a. Et après, il y a aussi s'intéresser vraiment à la culture locale. Et ça pour ça, je pense que par exemple apprendre la langue d'un pays, c'est vraiment une énorme différence. Et bon, vous apprenez le français et donc je pense que c'est déjà une énorme différence.
Le moment où vous allez faire du tourisme en France, où vous allez venir en France, c'est que déjà vous allez pouvoir échanger avec les personnes sur place et puis vous avez un vrai intérêt dans la culture et ça ça permet de beaucoup plus profiter plutôt que de juste aller dans un endroit pour faire des photos. Voilà, c'était mon mon point de vue sur le tourisme, sur le surtourisme. Bon, c'est pas c'est pas quelque chose de complet, mais c'était un peu pour traiter ce sujet.
J'espère que ça vous aura plu. Pour les membres, il y aura trois PDF, un PDF de vocabulaire, un d'exercice et un de correction disponible. Et ben je vous dis à la prochaine. Si vous avez aimé, n'hésitez pas à laisser un commentaire et et un like. Et à la prochaine pour le prochain épisode.
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